Transistor Original Soundtrack, Darren Korb

Cette bande son, mais cette bande son ! Je fonds. Complètement trippé et atypique.

Un mélange de jazz et de soul, d’ambiance de fond de cabaret, d’électro moderne, de trips planants, … On oscille entre des airs ou emprunts rétro (« Water Wall ») rappelant le milieu du 20e siècle, avec des cordes grattées aux sons modulés à l’hawaïenne (« Sandbox »), des fonds électro beaucoup plus citadins (« Traces »), voire angoissés et dystopiques (« Vanishing Point »), des choses électro plutôt minimalistes (« Cut Apart ») et des airs chantés mélancoliques et plein de souffrance (« In Circles »). Une dominante rock maintenue, des guitares crades, des rythmes batteries, des frottements (« The Spine »), tout en incorporant des scratchs hip hop, des chappes planantes, etc. Parfois on se retrouve plutôt avec une guitare sèche type acoustique, pour des fragments à dominantes presque latines (« Coasting »). Mais rien n’est isolé, systématiquement les genres vont se mélanger. Quelques mélodies, et surtout l’aspect mixte de l’album, tantôt très électro tantôt plus trip-hop (ou hip hop) avec des touches jazzy, me rappellent le trip hop savoureux de Zero7 par moments (un clin d’oeil qui parle peut-être uniquement à ma sensibilité personnelle, mais ça m’a crevé les yeux) – y compris les inclusions de chanteuses. Car n’oublions pas de parler des contributions délicieuses d’Ashley Barrett sur 5 de morceaux comprenants des thèmes principaux du jeu. Une voix extrêmement chaude et ronde, chaleureuse, ouverte, au timbre impressionnant. Elle peut autant se fendre d’un vibrato très subtil, d’une texture pleine et entière, très douce, que d’une tension du flux limite éraillée qui fout le frisson. Impossible à classer ; parfois c’est du Morissette, parfois du velouté black-soul à la Gloria Gaynor.

Maintenant, évidemment on va aussi plus loin 😉 C’est une pâte à part entière, un tout indissociable. La BO de Transistor s’écoute aussi bien pour elle-même que pour le jeu en lui-même. Elle est puissante, et bien que conçue à la perfection pour soutenir le projet ; elle parle à l’âme sans avoir besoin de son produit d’origine. Une auto-suffisance dont je me délecte.

Le reste sera évoqué plus avant au court d’un long article de décryptage du jeu, en combinaison avec les thèmes principaux, ça me paraît inéluctable.

Tellement de bons ingrédients mis en ensemble dans une seule pochette ! J’écoute, j’écoute, j’écoute, encore et encore, et je ne me lasse pas. C’est fluide, ça coule tout seul, ça accompagne mes journées, souvent mes nuits aussi. C’est pêchu, moody, comment s’arrêter ?

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