Florence, my Love…

Cette artiste me dépasse. A chaque fois elle me prend à rebours là où je ne l’attends pas, poussant la quête esthétique toujours plus loin. Un clip fait de morceaux de danse tellement saisissants que j’en frissonne. Un cadre visuel truffé de symboliques (spirituelles souvent, mais aussi symbolico-historiques et païennes), parfois en désaccord avec les paroles, parfois en échos. Une ambiguïté toujours maintenue. De la sensualité à outrance… contrebalancée par des passions (pulsions?) violentes. La fusion des êtres probablement, dans une union au minimum mystique. Ca sent, ça se mélange… Un autel à nos fantasmes ou à nos émotions les plus primaires non encore cartographiées ? Puissant.

 Florence, Florence, where will you stop ?

Florence + The Machines – What Kind of Man

I was on a heavy tip
Trying to cross a canyon with a broken limb
You were on the other side
Like always, wondering what to do with life
I already had a sip
So I’d reasoned I was drunk enough to deal with it
You were on the other side
Like always, you could never make your mind

And with one kiss
You inspired a fire of devotion
That lasted twenty years
What kind of man loves like this

To let me dangle at a cruel angle
Oh my feet don’t touches the floor
Sometimes you’re half in and then you’re half out
But you never close the door

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

You’re a holy fool all coloured blue
Red feet upon the floor
You do such damage, how do you manage?
Tryna crawl in back for more

And with one kiss
You inspired a fire of devotion
That lasted twenty years
What kind of man loves like this

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

But I can’t beat you
Cause I’m still with you
Oh mercy I implore
How do you do it
I think I’m through it
Then I’m back against the wall

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

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Les Cookies (troupe)

« Les Cookies livrent une chorégraphie puissante et riche de sens », l’article du Sans Francisco résume ça très bien. Une troupe de lycéens au départ, qui au-delà d’avoir créé un spectacle pour une compétition s’est complètement engagé et a trascendé l’objectif.

Ils sont bons, ils sont très bons… Je regarde cette vidéo et il y a tout. Tout de l’utilisation de l’espace, de la création de duos, trios, et plus, des déplacements de groupe, puis de l’isolement d’un élément au milieu, du recours à de très rares artefacts mis bien en valeur (les couvertures, les lits), des figures géométriques sur scène, à l’architecture… Rapidité d’exécution, précision, timing, tempo, de la douceur, de la délicatesse… c’est fin. Spectacle visuel époustouflant, et brillant d’émotion.

Parce que la danse, ça n’est pas que ça

Pas que des grands costumes, des tutus, et des grandes scènes de théâtre. Alors oui, de l’autre côté, il y a l’autre cliché de la danse moderne avec des costumes fluos asymétriques et de la musique étrange, des lumières, ou juste une scène blanche… Un peu de nuances et un peu d’équilibre sont nécessaires. Ici, en tout cas, le danseur étoile (et donc classique) russe Sergei Polunin (25 ans) s’élance sous la caméra de David Lachapelle dans un décor post-moderne et  sur le titre Take Me To Church de Hozier ! Au-delà de la symbolique visuelle, un virtuose du corps qui s’exprime. Coup de coeur.