« Monument Valley », chef d’oeuvre du jeu mobile !

Ou peut-etre plus précisément du jeu pour tablette et cie.

Depuis le temps qu’on m’a parlé de ce jeu, ça m’a obsédée longtemps, jusqu’à ce que j’oublie et que je vois passer une promo: 0,70c d’euros (sur Google Play), autant foncer ! Délivré par le studio « UsTwo« , on ne se fait pas attendre pour vous donner la page officielle du jeu à fouiner pour y découvrir le trailer, un « Behind the Scenes », un blog de développement, des commentaires, pages diverses et renvois vers les différents vendeurs d’applications.

EDIT : j’ai vu des commentaires râleurs comme quoi ça n’est que la première mouture du jeu et qu’il faut ensuite télécharger un addon une fois à l’intérieur… Au bout de quelques jours je suis revenue dans le jeu et effectivement : il s’agit de la « version originale » du jeu, avant son extension de 8 niveaux. Si vous voulez profiter du jeu entier, il faudra ajouter 1,79 pour cet addon.

Résumé GPlay : « Dans Monument Valley, vous manipulerez une architecture impossible et guiderez une princesse silencieuse dans un univers époustouflant.

Monument Valley offre une exploration surréaliste d’une architecture fantastique à la géométrie impossible. Guidez Ida, la princesse silencieuse, à travers de mystérieux monuments : découvrez des chemins cachés, percez des illusions d’optique et déjouez les énigmes du Peuple des corneilles. »

Un chef d’oeuvre de poésie visuelle ! Des textures lissées, des couleurs pastels, une promenade dans un petit univers alternatif onirique, à l’ambiance visuelle légèrement orientale comme sortie des Mille et une nuits, des palais, des couloirs, et il faut escalader, réfléchir, moduler… Un léger souvenir de Prince of Persia ? Sauf qu’ici c’est une petite princesse qu’on incarne, à la recherche de… je ne sais quoi. Je vais enfin pouvoir me lancer, on verra la suite plus tard. Dans tous cas l’amorce de cet épure et de cette allusion aux contes est prometteuse et réussie.

La musique également a reçu des commentaires tout à fait mérités. L’ensemble produit vraiment une belle aventure (j’ai fait les 4 premiers niveaux), très relaxante et rafraîchissante.

Aller, en avant l’aventure !

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« The Sun & Moon », review indé

Page Steam – Page officiel Daniel Linssen – WordPress D.L

(Dans le doute, j’ai tout mis ! Selon la présentation qui vous parle le plus)

« The Sun and Moon, the winner of Ludum Dare 29, is a platformer with a unique mechanic: you can dive into the ground. Momentum is conserved but gravity is reversed, letting you fling yourself high into the air or deep beneath the surface. »

Renversant ce jeu de Daniel Linssen. Un aperçu sur youtube ou sur je ne sais plus quel plateforme de jeux vidéos, et j’étais conquise. Un appel immédiat pour mon appétit visuel avec cette palette complètement graphique, aux couleurs dégradées acidulées, et cet épure dans la présentation. Avec « The Sun & Moon » on va à l’essentiel : aussi bien dans le gameplay, dans la structure du jeu et des niveaux, dans le design, que dans les effets sonores, tout est ultra simplifié mais réfléchi, pour viser une efficacité maximum, qui a marché du premier coup avec moi.

« The Sun & Moon » nous propose de revisiter les petits jeux de plateforme de notre enfance. Récupérer des orbes sur un niveau, et ce en un temps record. Il y a très peu de détails, seulement quelques obstacles à piques à éviter, disséminés ici et là en des endroits stratégiques, du vide tout autour où il faut éviter de plonger malencontreusement, et des murs, à enjamber ou à traverser. Et c’est tout. Quid du fun alors ? Tout le sel repose dans les énigmes à résoudre pour réussir à passer les fameux obstacles ou récupérer les orbes coincées, à partir du moment où l’on a compris la spécificité du saut très spécifique à « The Sun & Moon » : une plongée en apnée à l’intérieur des murs, régulée par le principe de la poussée d’Archimède. Plus tu prends d’élan, plus tu plonges, et plus tu plonges, plus tu ressortiras vite et haut ; mais une fois que tu t’es lancé, impossible de faire marche arrière, tu seras toujours attiré vers le haut ! A tes risques et périls. Les orbes sont réparties au centième près là où il faut, pour demander à notre cerveau de réfléchir sa course, la meilleure trajectoire possible, et ce pour chacun d’entre elle sur un niveau. Comment aller plus vite, plus loin ? Passer le premier temps qui permet de valider le niveau (médaille croissant de lune), puis descendre le timing pour attraper les deux autres médaille (pleine lune et soleil) et tenter de descendre dans le classement général de chaque niveau ! Et alors commence la grande course de la mort en boucle, encore et encore, pour enchaîner parfaitement chacun des mouvements sur l’ensemble du niveau. Des heures et des heures en perspective, sur parfois toute une carte, ou même sur un seul niveau !

Pour ma part, j’ai juré beaucoup, et j’ai ri au moins autant – si ce n’est plus (les copains sont témoins). Mon syndrome thérapeutique se trouve là, dans la jouissance de mourir pour des conneries et de pouvoir recommencer à l’infini avec une grande rapidité, de constater à quel point les placements ont été choisis au poil de cul près pour pousser la difficulté et frustrer, ou permettre des enchaînements vraiment beaux (esthétiquement) à voir et aussi très gratifiants quand ils ont été bien réalisés. Ce que je trouve particulièrement réussi par ailleurs : il s’agit d’un excellent mélange de réflexion, avec des niveaux énigmatiques à décrypter (trouver la route pour atteindre l’objectif, puis trouver la route miracle qui battra tous les temps), et un rythme « interne » à ressentir, des mouvements fluides et intuitifs à intégrer, juste par le souffle.

Les différents levels se débloquent au fur et à mesure que l’on collecte les premières médailles, leur nombre ouverte la suite des aventures, non pas en ligne droite (carte linéaire) mais en arborescence (à gauche, à droite, au-dessus etc). Cela permet ainsi de naviguer à l’envie, vraiment de façon aléatoire et capricieuse, rien d’autre ne nous bloque que le compte de médailles, sinon on peut progresser en laissant des niveaux de côté. Aussi, on découvre avec joie que les games de couleurs changent, histoire de varier un peu les plaisirs. A priori, il y a donc 150 niveaux en tout, répartis sur 10 mondes. Et des succès très classiques : compléter à 100% chacun des mondes, et obtenir 100 médailles de chaque sorte. Le gameplay, la conception des niveaux sont vraiment aboutis, en utilisant toutes une myriade de possibilités de saut, etc. J’en suis pratiquement à 7h de jeux en très peu de temps, et je ne me lasse vraiment pas du principe ; c’est toujours aussi addictif, toujours aussi jouissif.

Pour la suite, encore beaucoup d’idées ou de choses à démontrer, mais le plus efficace sera encore de l’avoir en vidéo et exemples à la clé :

Pour des petites parties rapides entre deux phases de boulot, ou des heures de prise de tête en mode speedrun averti.

La nuit a chassé le soleil, « Race The Sun »

A mes heures perdues, après des journées trop chargées, ou lors de nuits perturbées, j’aime bien me changer des séries et films qui me laissent finalement passive en me posant à la place devant des jeux vidéos. Depuis quelques mois, je découvre un univers protéiforme voire infini, loin des uniques grosses productions consoles que je connaissais. Des gameplays variés (système de jeu), de la beauté, de la bonne musique, de l’esthétisme, des petites méditations philosophiques… Loin du vulgaire, loin du stupide, je remets à zéro le compteur à cliché, et je redécouvre des possibilités. Et bien évidemment, comme toujours, quand je commence à accrocher à quelque chose,  avec le temps l’envie de le partager se fait pressante.

Même si bien des idées (!) me traînent dans la tête, je souhaitais me lancer sur Race The Sun, jeu étonnamment simple qui m’a hameçonnée dès le premier essai. Autant fun que beau. Je cherche toujours des jeux différents, à part, et si on peut considérer qu’il reprend des principes plutôt basiques et vieux comme le monde de type arcade, l’ensemble a été bien « systémisé » et rafraîchi, notamment par une poétique ambiante très épurée mais foutrement efficace à mon goût.

Quand on entre dans le menu et lance la première partie, je crois que tout le monde comprendra immédiatement le principe : couleurs froides, pastels et métallisées, nous sommes ici dans un temple de la sobriété. Le concept est simple mais porteur : « Race The Sun » c’est une course contre le soleil. Loin de la fable écologique (notre vaisseau est alimenté par l’énergie solaire), il s’agit ici d’une course contre la montre ; remonter le temps, aussi longtemps que possible, pour vivre encore un peu, courir encore un peu, parcourir une région de plus, etc. C’est plutôt une ambiance ultra mélancolique et de fin du monde qui pèse, avec cette rougeur qui envahit le ciel quand le temps presse. Remarquez aussi la précision chirurgicale du détail  : au début de chaque partie, sous le titre vous trouverez une citation aléatoire, qui, si parfois elle est un peu décalée (faite pour rire?), la plupart du temps est raccord au thème de la vanité. Poètes et penseurs américains (Walt Whitman, David Thoreau) ou proverbes, nous sommes baignés dans un environnement marqué.

Le gameplay de base est ultra simple : une course d’obstacles solitaire pour attraper des items et des bonus, et aller le plus loin possible dans les paliers sans se crasher sous peine de tout recommencer. Avec une difficulté progressive bien dosée, et quelque additions à droite et à gauche, il y a suffisamment de paramètres pour varier et se faire plaisir, autant à « speedruner » ou « platiner », que pour de simples parties de 10 minutes entre deux portes. Principe non original mais logique pour ce type de jeu, le respawn (réapparition après mort) reprend toujours au début de l’univers, pour établir un échelonnage de difficulté et de challenge, par paliers successifs. Cependant, la nouveauté sa situe dans le système de mondes et régions qui change légèrement tous les jours. Déplacement des objets, item, chemins. Vraiment, tout est bien dosé pour nous faire accrocher, avec des micros défis et des succès accessibles progressivement.

Voici une toute première vidéo de présentation du jeu, en espérant que ça ne sera pas trop le foutoir.

Qui pourrait être complétée par quelque chose de plus fun sur le site officiel du jeu.

Si vous n’êtes pas sûrs de vous et ne souhaitez pas dépenser 9 euros pour un tel jeu, surveillez les promos sur les différentes plateformes célèbres, car c’est ce qui m’a décidé à le prendre (j’ai dû l’obtenir pour 3 ou 4). Et en attendant, testez-le ! C’est par ici.