Rencontre de deux géants littéraires

Mon sang n’a fait qu’un tour quand un matin en débarquant sur Twitter j’aperçois moult annonces d’interviews communes entre Kazuo Ishiguro et Neil Gaiman sur la timeline de ce dernier. Deux géants d’écriture, deux hommes généreux, deux « démocrates » littéraires. Faudrait vraiment que je trouve des extraits complets des interviews filmées et écrites. Ces deux auteurs humbles, accessibles et ouverts, humainement et littérairement, parlent ensemble  de la question des genres, des catégories traditionnelles et figées, et du problème d’élitisme en littérature.

Un extrait de la BBC c’est par ici.

Un extrait des thèmes abordés dans le New Statesman c’est par là.

« Les écrivains face à la terreur »

« Écrivains face à la terreur. Demain, un numéro spécial du @MondedesLivres, avec Le Clézio, Angot, Banks, Kadaré et…  » Twit de Jean Birnbaum

Titre un peu facile qui sonne un brin tape à l’oeil et me rappelle d’autres contextes historiques… Mais il est explicite au moins. Depuis les attentats du 7 janvier, je réfléchis beaucoup, et j’ai redécouvert en moi cette étrange pulsion d’écrire, autrement que dans l’alcôve sombre de mon bureau. Le regain de l’idée d’écrire pour un autre que soi,  de partager, de publier, de faire réfléchir… La même quête que celle que je mène dans ma recherche, l’envie de partager le sens après lequel court la littérature. Je n’ai pour l’instant pas réussi à remettre mes pensées dans l’ordre ni en forme, pour écrire un article sur ses interrogations qui m’animent, sur la puissance de l’écriture à la fois comme catharsis, comme moyen de réflexion et comme vecteur, du simple jeu de rôle qui nous est cher avec certaines connaissances, à la littérature avec un grand L qui a tendance à faire peur à tout le monde (grand public). En attendant, je découvre cette intiative du monde, et elle m’interroge. Il faudra y jeter un oeil.