« Monument Valley », chef d’oeuvre du jeu mobile !

Ou peut-etre plus précisément du jeu pour tablette et cie.

Depuis le temps qu’on m’a parlé de ce jeu, ça m’a obsédée longtemps, jusqu’à ce que j’oublie et que je vois passer une promo: 0,70c d’euros (sur Google Play), autant foncer ! Délivré par le studio « UsTwo« , on ne se fait pas attendre pour vous donner la page officielle du jeu à fouiner pour y découvrir le trailer, un « Behind the Scenes », un blog de développement, des commentaires, pages diverses et renvois vers les différents vendeurs d’applications.

EDIT : j’ai vu des commentaires râleurs comme quoi ça n’est que la première mouture du jeu et qu’il faut ensuite télécharger un addon une fois à l’intérieur… Au bout de quelques jours je suis revenue dans le jeu et effectivement : il s’agit de la « version originale » du jeu, avant son extension de 8 niveaux. Si vous voulez profiter du jeu entier, il faudra ajouter 1,79 pour cet addon.

Résumé GPlay : « Dans Monument Valley, vous manipulerez une architecture impossible et guiderez une princesse silencieuse dans un univers époustouflant.

Monument Valley offre une exploration surréaliste d’une architecture fantastique à la géométrie impossible. Guidez Ida, la princesse silencieuse, à travers de mystérieux monuments : découvrez des chemins cachés, percez des illusions d’optique et déjouez les énigmes du Peuple des corneilles. »

Un chef d’oeuvre de poésie visuelle ! Des textures lissées, des couleurs pastels, une promenade dans un petit univers alternatif onirique, à l’ambiance visuelle légèrement orientale comme sortie des Mille et une nuits, des palais, des couloirs, et il faut escalader, réfléchir, moduler… Un léger souvenir de Prince of Persia ? Sauf qu’ici c’est une petite princesse qu’on incarne, à la recherche de… je ne sais quoi. Je vais enfin pouvoir me lancer, on verra la suite plus tard. Dans tous cas l’amorce de cet épure et de cette allusion aux contes est prometteuse et réussie.

La musique également a reçu des commentaires tout à fait mérités. L’ensemble produit vraiment une belle aventure (j’ai fait les 4 premiers niveaux), très relaxante et rafraîchissante.

Aller, en avant l’aventure !

« The Yellow Flicker Beat », Lorde

I’m a princess cut from marble, smoother than a storm
And the scars that mark my body, they’re silver and gold
My blood is a flood of rubies, precious stones
It keeps my veins hot, the fires find a home in me
I move through town, I’m quiet like a fire
And my necklace is of opal, I tie it and untie it

And our people talk to me, but nothing ever hits
So people talk to me, and all the voices just burn holes
I’m going in (ooh)

This is the start of how it all ever ends
They used to shout my name, now they whisper it
I’m speeding up and this is the
Red, orange, yellow flicker beat sparking up my heart
We rip the start, the colors disappear
I never watch the stars there’s so much down here
So I just try to keep up with them
Red, orange, yellow flicker beat sparking up my heart

I dream all year, but they’re not the same kinds
And the shivers move down my shoulder blades in double time

And now people talk to me I’m slipping out of reach now
People talk to me, and all their faces blur
But I got my fingers laced together and I made a little prison
And I’m locking up everyone that ever laid a finger on me
I’m going in (ooh)

This is the start of how it all ever ends
They used to shout my name, now they whisper it
I’m speeding up and this is the
Red, orange, yellow flicker beat sparking up my heart
We rip the start, the colors disappear
I never watch the stars there’s so much down here
So I just try to keep up with them
Red, orange, yellow flicker beat sparking up my heart

And this is the red, orange, yellow flicker beat
Sparking up my heart
And this is the red, orange, yellow flicker beat-beat-beat-beat

Florence, my Love…

Cette artiste me dépasse. A chaque fois elle me prend à rebours là où je ne l’attends pas, poussant la quête esthétique toujours plus loin. Un clip fait de morceaux de danse tellement saisissants que j’en frissonne. Un cadre visuel truffé de symboliques (spirituelles souvent, mais aussi symbolico-historiques et païennes), parfois en désaccord avec les paroles, parfois en échos. Une ambiguïté toujours maintenue. De la sensualité à outrance… contrebalancée par des passions (pulsions?) violentes. La fusion des êtres probablement, dans une union au minimum mystique. Ca sent, ça se mélange… Un autel à nos fantasmes ou à nos émotions les plus primaires non encore cartographiées ? Puissant.

 Florence, Florence, where will you stop ?

Florence + The Machines – What Kind of Man

I was on a heavy tip
Trying to cross a canyon with a broken limb
You were on the other side
Like always, wondering what to do with life
I already had a sip
So I’d reasoned I was drunk enough to deal with it
You were on the other side
Like always, you could never make your mind

And with one kiss
You inspired a fire of devotion
That lasted twenty years
What kind of man loves like this

To let me dangle at a cruel angle
Oh my feet don’t touches the floor
Sometimes you’re half in and then you’re half out
But you never close the door

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

You’re a holy fool all coloured blue
Red feet upon the floor
You do such damage, how do you manage?
Tryna crawl in back for more

And with one kiss
You inspired a fire of devotion
That lasted twenty years
What kind of man loves like this

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

But I can’t beat you
Cause I’m still with you
Oh mercy I implore
How do you do it
I think I’m through it
Then I’m back against the wall

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

[Table de travail] Herbes & lumières

Instantané du projet de fin d’année actuel.

Je « m’amuse » à « massacrer » P. Jaccottet. Son texte ne le mérite pas, je cherche plutôt à ajouter quelque chose à son caractère emblématique (sauf dans la phase brouillon, je ne peux pas illustrer comment) ; parallèlement, par contre, j’ai des pensées provocatrices qui se moquent des cours préparatoires que j’ai pu recevoir à ce sujet, ou du moins des ambiances un peu perplexes de ces classes où nous n’étions que deux étudiantes à accrocher à la poétique de cet auteur.

(cliquez ici pour voir en plus grand)

« Tu es ici, l’oiseau du vent tournoie,
toi ma douleur, ma blessure, mon bien.
Des vieilles tours de lumière se noient
et la tendresse entrouvre ses chemins
La terre est maintenant notre patrie.
Nous avançons entre l’herbe et les eaux
de ce lavoir où nos baisers scintillent
à cet espace ou foudroiera la faux

« Où sommes-nous ? »
Perdus dans le coeur de la paix
Ici, plus rien ne parle que
sous notre peau, sous l’écorce et la boue,
avec sa force de taureau, le sang
fuyant qui nous emmêle, et nous secoue
comme ces cloches mûres sur les champs. »