Question de flux

«L’art doit toujours être dans un état de flux, que le tempo soit lent ou rapide.
Mais il doit être en mouvement.»

Mark RothkoLa réalité de l’artiste (Flammarion)

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« Monument Valley », chef d’oeuvre du jeu mobile !

Ou peut-etre plus précisément du jeu pour tablette et cie.

Depuis le temps qu’on m’a parlé de ce jeu, ça m’a obsédée longtemps, jusqu’à ce que j’oublie et que je vois passer une promo: 0,70c d’euros (sur Google Play), autant foncer ! Délivré par le studio « UsTwo« , on ne se fait pas attendre pour vous donner la page officielle du jeu à fouiner pour y découvrir le trailer, un « Behind the Scenes », un blog de développement, des commentaires, pages diverses et renvois vers les différents vendeurs d’applications.

EDIT : j’ai vu des commentaires râleurs comme quoi ça n’est que la première mouture du jeu et qu’il faut ensuite télécharger un addon une fois à l’intérieur… Au bout de quelques jours je suis revenue dans le jeu et effectivement : il s’agit de la « version originale » du jeu, avant son extension de 8 niveaux. Si vous voulez profiter du jeu entier, il faudra ajouter 1,79 pour cet addon.

Résumé GPlay : « Dans Monument Valley, vous manipulerez une architecture impossible et guiderez une princesse silencieuse dans un univers époustouflant.

Monument Valley offre une exploration surréaliste d’une architecture fantastique à la géométrie impossible. Guidez Ida, la princesse silencieuse, à travers de mystérieux monuments : découvrez des chemins cachés, percez des illusions d’optique et déjouez les énigmes du Peuple des corneilles. »

Un chef d’oeuvre de poésie visuelle ! Des textures lissées, des couleurs pastels, une promenade dans un petit univers alternatif onirique, à l’ambiance visuelle légèrement orientale comme sortie des Mille et une nuits, des palais, des couloirs, et il faut escalader, réfléchir, moduler… Un léger souvenir de Prince of Persia ? Sauf qu’ici c’est une petite princesse qu’on incarne, à la recherche de… je ne sais quoi. Je vais enfin pouvoir me lancer, on verra la suite plus tard. Dans tous cas l’amorce de cet épure et de cette allusion aux contes est prometteuse et réussie.

La musique également a reçu des commentaires tout à fait mérités. L’ensemble produit vraiment une belle aventure (j’ai fait les 4 premiers niveaux), très relaxante et rafraîchissante.

Aller, en avant l’aventure !

Florence, my Love…

Cette artiste me dépasse. A chaque fois elle me prend à rebours là où je ne l’attends pas, poussant la quête esthétique toujours plus loin. Un clip fait de morceaux de danse tellement saisissants que j’en frissonne. Un cadre visuel truffé de symboliques (spirituelles souvent, mais aussi symbolico-historiques et païennes), parfois en désaccord avec les paroles, parfois en échos. Une ambiguïté toujours maintenue. De la sensualité à outrance… contrebalancée par des passions (pulsions?) violentes. La fusion des êtres probablement, dans une union au minimum mystique. Ca sent, ça se mélange… Un autel à nos fantasmes ou à nos émotions les plus primaires non encore cartographiées ? Puissant.

 Florence, Florence, where will you stop ?

Florence + The Machines – What Kind of Man

I was on a heavy tip
Trying to cross a canyon with a broken limb
You were on the other side
Like always, wondering what to do with life
I already had a sip
So I’d reasoned I was drunk enough to deal with it
You were on the other side
Like always, you could never make your mind

And with one kiss
You inspired a fire of devotion
That lasted twenty years
What kind of man loves like this

To let me dangle at a cruel angle
Oh my feet don’t touches the floor
Sometimes you’re half in and then you’re half out
But you never close the door

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

You’re a holy fool all coloured blue
Red feet upon the floor
You do such damage, how do you manage?
Tryna crawl in back for more

And with one kiss
You inspired a fire of devotion
That lasted twenty years
What kind of man loves like this

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

But I can’t beat you
Cause I’m still with you
Oh mercy I implore
How do you do it
I think I’m through it
Then I’m back against the wall

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man

What kind of man loves like this
What kind of man
What kind of man loves like this
What kind of man